Kiné du sport

Prévenir et traiter la lombalgie du sportif

Lombalgie du sportif Institut de Kinésithérapie

Le dos n’est pas épargné par la pratique d’une activité physique. En particulier, la région lombaire, plus rigide que le reste de la colonne vertébrale, subit un certain nombre de pressions et de déformations dues à l’effort. S’il est vrai qu’une activité physique modérée est bénéfique pour le dos, un effort intense, surtout s’il est effectué dans de mauvaises conditions, peut accentuer les douleurs lombaires. Toutefois, certains sports sont plus à risque que d’autres.

Les causes de la lombalgie du sportif

Les causes possibles des douleurs lombaires du sportif sont multiples. Sont principalement en causes les mouvements effectués, qui peuvent être traumatiques, et d’éventuelles malformations et causes médicales, que l’activité sportive vient révéler ou aggraver.

La cause de la lombalgie peut d’abord être traumatique, lorsque le mal de dos fait suite à un choc, à une chute, ou à un geste sportif répété pouvant fissurer une partie d’une vertèbre. Elle peut aussi résulter d’une tension exercée sur les muscles et les tendons, ou d’un asymétrie dans la mise en fonction des muscles.

La lombalgie peut aussi résulter d’anomalies comme une longueur inégale des membres inférieurs, ou une cambrure importante de la région lombaire, appelée hyperlordose. Dans le cas des adolescents, des anomalies de croissance peuvent aussi expliquer les douleurs dorsales.

Enfin, des causes médicales sont possibles : les douleurs lombaires peuvent être la conséquence d’une pathologie inflammatoire (rhumatismes, spondylarthrite ankylosante), ou d’une sciatique. Ces pathologies sont identifiées grâce à des examens médicaux.

Lombalgie du sportif : quels sont les sports les plus à risque ?

Si vous êtes sujets aux douleurs dorsales, les sports qui exercent des pressions importantes au niveau des lombaires sont à limiter, particulièrement s’ils placent le corps dans une position asymétrique. En effet, les pressions intenses et répétées affaiblissent les disques intervertébraux, qui ont une fonction d’amortissement. Ce mécanisme entraîne un certain nombre de douleurs.

Les sports les plus susceptibles de provoquer des douleurs lombaires sont :

  • Les sports d’impact, comme la course à pieds et le trail
  • Les sports asymétriques, comme le tennis, les autres sports de raquette ou encore le golf
  • Les sports de contact pouvant provoquer des torsions du dos et des chocs, comme le rugby, la lutte, les sports de combat
  • Les sports qui tassent la colonne vertébrale, comme l’haltérophilie ou l’équitation

Lorsque l’on souffre de problèmes lombaires, mieux vaut éviter de pratiquer ces activités. En revanche, en l’absence de troubles avérés, aucun sport n’est interdit ; il suffit de respecter quelques mesures d’hygiène du sport pour prévenir traumatismes et douleurs.

Les bonnes pratiques pour éviter la lombalgie du sportif

Pour prévenir et limiter les douleurs lombaires, vous pouvez :

  • Veiller à commencer chaque séance de sport par un échauffement adapté. L’échauffement doit idéalement se composer de plusieurs exercices lombaires : par exemple des rotations pelviennes, des étirements du dos, des rotations de la hanche ou encore des élévations de la jambe
  • Terminer chaque séance par des étirements du dos
  • Prendre des cours pour apprendre les bons gestes, particulièrement si vous pratiquez un des sports à risque listés plus haut
  • Bien choisir son matériel
  • Se reposer régulièrement, surtout suite à un effort intense et inhabituel
  • Être à l’écoute des signaux de douleur ; notamment, s’arrêter en cas de douleur soudaine et forte, et consulter un médecin
  • Renforcer votre musculature au niveau du ventre et du dos. Vous pouvez par exemple effectuer régulièrement des séances de gainage. Les sportifs acharnés peuvent se faire accompagner par un kiné du sport, qui leur montrera les exercices de gainage adéquats pour se muscler sans douleur.

Les sports les plus doux pour éviter le mal de dos

Si certains sports peuvent être traumatisants pour le dos, une activité physique régulière à dose modérée n’aggrave pas les lombalgies. Au contraire, elle peut même contribuer à un mieux-être sur le long terme. Voici quelques exemples de sports doux que vous pouvez tout à fait pratiquer si vous êtes lombalgique :

  • La natation, qui exerce une pression minime sur les disques intervertébraux, grâce à l’eau qui amortit les mouvements
  • Le stretching, une forme de gymnastique qui étire les ligaments et les tendons, tout en soulageant les douleurs
  • Le yoga, une activité douce qui permet de se muscler sans mouvements brusques
  • La marche, à condition d’avoir de bonnes chaussures et de ne pas porter de charge lourde
  • Le vélo, qui étire et muscle en douceur, sans forcer sur les lombaires

Lombalgie du sportif : le rôle du kinésithérapeute

Que vous soyez sportif de haut niveau ou amateur régulier, la kinésithérapie peut vous aider à prévenir et traiter les douleurs lombaires liées à votre activité.

Un kiné spécialisé dans les pathologies du sport est particulièrement indiqué. Il intervient en préventif et en curatif pour :

  • Libérer la douleur et les tensions dans votre dos, grâce à des massages et autres techniques manuelles
  • Rééquilibrer la région lombaire (muscles, ligaments, disques) pour améliorer la résistance aux contraintes et la performance du mouvement
  • Vous conseiller des étirements spécifiques, en fonction de votre sensibilité particulière et du sport que vous pratiquez
  • Vous accompagner sur le renforcement musculaire, grâce à des exercices visant à tonifier la sangle dorso-lombaire
  • Vous recommander une gymnastique régulière du dos, pour entretenir les os, les muscles et les articulations

En somme, la lombalgie du sportif peut avoir de multiples causes. Certains sports, comme les sports d’impact, sont susceptibles de l’aggraver ou de la déclencher ; mais d’autres, comme le vélo ou la natation, sont plus doux et sans risque. Pour éviter le mal de dos, les sportifs réguliers ont tout intérêt à respecter quelques bonnes pratiques, comme un échauffement adapté, l’adoption de bons gestes ou encore des étirements réguliers. Se faire accompagner par un kinésithérapeute est un plus.

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