Traitement après chirurgie

Après la chirurgie et le traitement du cancer du sein, il est nécessaire de mener une rééducation pour drainer l’œdème et traiter la cicatrice. La rééducation effectuée sous le contrôle d’un masseur-kinésithérapeute est bénéfique et sans risque pour vous.

Généralités

Lorsque survient un cancer du sein, la chirurgie est le traitement de référence. Quand cela est possible, le chirurgien ne retire que la tumeur : on parle alors de tumorectomie ou de mastectomie partielle. Dans ce cas, l’intégrité du sein est préservée et la chirurgie est dite conservatrice.

Classiquement, le retrait de la tumeur est couplé à un curage ganglionnaire axillaire du côté de la tumeur. Ce curage consiste à retirer la chaîne de ganglions lymphatiques qui irriguent la zone du sein afin d’y rechercher d’éventuels foyers secondaires du cancer.

Enfin, lorsque la tumeur est de petite taille, le curage peut être remplacé par la méthode du ganglion sentinelle. Le principe est le suivant : si le premier ganglion lymphatique de la chaîne ganglionnaire n’est pas envahi par les cellules tumorales, les autres ne le seront pas non plus. Le principal bénéfice de cette méthode est de limiter le recours au retrait de l’ensemble de la chaîne ganglionnaire, geste chirurgical qui peut avoir des effets secondaires.

En effet, l’enlèvement de ces ganglions est parfois responsable d’un gonflement du bras et de la main du côté du sein opéré : le « lymphœdème ». Par ailleurs, des faisceaux nerveux peuvent être lésés durant le curage ganglionnaire. En conséquence, certaines femmes peuvent ressentir des fourmillements ou une insensibilité de la zone pectorale, de l’aisselle, du bras ou de l’épaule peut persister.

D’autres conséquences physiques de la chirurgie peuvent être gênantes. La mastectomie peut par exemple entraîner un déséquilibre pondéral qui impacte les muscles au niveau du cou ou du dos. La patiente peut aussi éprouver une impression de tension au niveau de la peau du sein et de raideur dans les muscles du bras et de l’épaule. Enfin, la radiothérapie peut entrainer une fatigue inhabituelle et des réactions cutanées au niveau de la zone irradiée, comme un œdème.

L’ensemble des informations concernant l’envahissement des ganglions par des cellules cancéreuses est très important pour déterminer la stratégie thérapeutique postopératoire la plus appropriée. Le traitement fait appel essentiellement à la kinésithérapie spécialisée (drainage lymphatique).

Indications

La kinésithérapie après un cancer du sein est recommandée pour :

  • Prévenir et/ou traiter les complications veineuses et/ou lymphatiques (comme le lymphœdème)
  • Eviter d’adopter des positions sources d’enraidissement
  • Retrouver progressivement la mobilité de l’épaule et de du bras à l’aide d’exercices spécifiques
  • Aider à la cicatrisation et, si nécessaire, assouplir la cicatrice et les tissus
  • Atténuer les douleurs vives
  • Conserver la force physique et la mobilité
  • Améliorer le bien-être général
  • Reprendre ses activités quotidiennes et, progressivement, ses activités sportives.

Déroulement

Chaque situation est particulière, c’est la raison pour laquelle, après un bilan, le masseur-kinésithérapeute propose à la patiente une prise en charge adaptée. Il tient compte de son âge, du type de traitement reçu, de son état physique et de ses antécédents médicaux.

La prise en charge rééducative d’une patiente traitée pour un cancer du sein nécessite que le praticien connaisse les bases du traitement de cette maladie. De ces connaissances découlent le choix de techniques adaptées.

Le drainage lymphatique manuel

L’apparition d’un lymphœdème fait l’objet d’une kinésithérapie spécifique utilisant conjointement drainage manuel, pressothérapie pneumatique et bandages de décongestion. Suite à un bilan kinésithérapique, le spécialiste a le choix de l’adaptation de ses techniques manuelles et de la prescription des bandes qui seront le plus adaptées au lymphœdème.

Le massage des cicatrices

Après une chirurgie du sein, la cicatrisation peut provoquer des tiraillements potentiellement désagréables, qui risquent d’entraîner une raideur de l’épaule. Une kinésithérapie précoce, par mobilisation et drainage manuel dans un premier temps, favorise une meilleure revascularisation et aide à redonner de la souplesse à la peau. D’autres techniques de massages spécifiques peuvent permettre d’assouplir les cicatrices. Par la suite, des pansements siliconés peuvent par exemple être appliqués en complément des massages.

La kinésithérapie post reconstruction mammaire

Après la chirurgie et sur indication de votre chirurgien, une mobilisation de votre épaule et l’utilisation de techniques manuelles, douces et adaptées, au niveau de la zone reconstruite visent à améliorer la circulation locale et à vous remettre en forme.

Résultats

Après un cancer du sein et une chirurgie réparatrice, les séances de rééducation sont indispensables pour se réconcilier avec son corps. Elles vous seront non seulement utiles pour limiter les lymphœdèmes, pour favoriser la mobilité du bras, mais également pour aider à la cicatrisation.

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