Traitement des cicatrices

Source de complexe, la cicatrice du traitement du cancer du sein peut également être adhérente et douloureuse. Votre kinésithérapeute peut intervenir afin de vous soulager et de traiter ces douleurs grâce à des massages et au Cellu M6.

Généralités

Une cicatrice correspond à une réparation des tissus, endommagés à la suite d’un traumatisme musculaire, articulaire, d’une chirurgie, d’une fracture ou d’une brulure. Après un cancer et une chirurgie du sein, retrouver sa vie active et sa féminité est le souhait de toutes les femmes, mais la cicatrice n’aide pas.

Lors de l’opération, le chirurgien incise la peau de la poitrine afin d’avoir accès à la partie interne du sein. Une fois l’intervention terminée, l’incision est recousue, mais au fur et à mesure que la plaie guérit, une cicatrice se forme. Généralement, il s’agit d’une ligne horizontale, parfois en demi-lune, dont l’endroit dépend de la localisation du cancer.

D’un point de vue esthétique et psychologique, la cicatrice n’est pas toujours acceptée et peut entrainer des troubles d’estime de soi. De plus, au-delà de son aspect inesthétique, le processus de cicatrisation peut provoquer des tiraillements potentiellement désagréables, qui risquent d’entraîner par la suite une raideur de l’épaule. Une kinésithérapie précoce, par mobilisation et drainage manuel dans un premier temps, favorise une meilleure revascularisation et aide à redonner de la souplesse à la peau.

Indications

Le sein n’est ni un muscle, ni un os et encore moins une articulation. Pourtant, après une intervention chirurgicale visant l’ablation totale ou partielle de la glande mammaire, et d’un ou plusieurs ganglions, nombreuses sont les raisons de bénéficier de la prise en charge kinésithérapique.

Après une chirurgie du cancer du sein, la kinésithérapie est par exemple fortement indiquée pour traiter la ou les cicatrices résultant de la chirurgie et pouvant s’avérer douloureuses.

Déroulement

Une cicatrice restera toujours une zone de moindre souplesse, et dans le cadre du cancer du sein, il s’agit souvent d’un carrefour (épaule, creux de l’aisselle…), qui a une forte capacité à s’enraidir. Pourtant, la cicatrice doit être entretenue et massée, c’est pourquoi l’aide d’un kinésithérapeute est indéniable. Il est possible de procéder à des massages un mois après l’intervention du cancer du sein, une fois la cicatrice bien refermée.

Ce professionnel expérimenté mobilise, masse, étire et décolle les cicatrices. En complément, il enseigne à la patiente les exercices à réaliser au quotidien pour mettre les cicatrices en positions « étirées » sans les toucher, et lui prodigue des conseils pour entretenir la souplesse de l’épaule, ce qui indirectement agit sur leur mobilité.

Les soins d’endermologie avec le Cellu M6 sont aussi nécessaires afin d’améliorer la qualité et la souplesse de la cicatrice. En effet, rendre plus souple et plus mobile une cicatrice de mastectomie, c’est faciliter la chirurgie reconstructrice.

Enfin, la fonction du kinésithérapeute ne serait pas complète sans mentionner son rôle dans l’écoute des patientes, sujettes aux doutes, aux craintes et aux questionnements sur leur avenir physique.

Résultats

Les séances de kinésithérapie permettront dans tous les cas de diminuer les séquelles de la chirurgie du cancer du sein.

Elles favoriseront une meilleure cicatrisation en optimisant la microcirculation, réduiront l’état inflammatoire, libèreront les adhérences fixées sur l’enveloppe musculaire des cicatrices douloureuses, assoupliront les tissus dans le cas de sensation de « sein dur » et traiteront les douleurs à l’épaule en libérant les fascias de l’hémithorax opérés.

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