Hernie discale

Entre chacune des 24 vertèbres mobiles de la colonne vertébrale se trouve un disque intervertébral formé d’une structure fibreuse et contenant un noyau gélatineux. Une hernie discale se produit lorsqu’un disque s’affaiblit, se fissure ou se rompt et qu’une partie du noyau gélatineux fait irruption. Bien que la hernie discale puisse toucher n’importe quelle région de la colonne vertébrale, elle survient généralement dans le bas du dos, dans la région lombaire.

Anatomie

La colonne vertébrale, ou rachis, est constituée de 24 os, les vertèbres, qui, en se connectant, protègent la moelle épinière. Les disques intervertébraux, en structures plates et arrondies d’environ 6 mm d’épaisseur, se logent entre les vertèbres et agissent comme des amortisseurs de toutes les contraintes exercées sur le dos, comme la marche ou le port de charge.

Les lombaires se constituent de 5 vertèbres distinctes et donc, de 4 disques intervertébraux pouvant être touchés par la hernie discale. En perdant de l’eau à cause du vieillissement ou d’une maladie, les disques perdent en hauteur, ce qui rapproche les vertèbres. Le passage des nerfs dans la colonne vertébrale devient alors plus étroit. Lorsque cela se produit, les disques n’absorbent plus les chocs aussi bien, notamment lorsque l’on marche, court ou saute.

L’usure naturelle, une mauvaise posture et des mouvements incorrects peuvent aussi affaiblir le disque, provoquant sa dégénérescence. Une hernie discale peut enfin survenir suite à un mouvement brusque du dos dans une mauvaise posture.

Examen Clinique

Le diagnostic de la hernie discale commence par un examen physique du corps, en faisant tout particulièrement attention aux zones de douleurs, ici au niveau des lombaires.

Le médecin examine le dos pour en apprécier la flexibilité, la mobilité et pour rechercher la présence de certains signes laissant à penser que les racines nerveuses sont affectées par une hernie discale. Il peut compléter cet examen par un bilan imagerie.

Bilan Imagerie

La prescription d’examens d’imagerie complémentaires (radiographie, scanner ou IRM) n’est pas obligatoire. Elle est davantage réservée dans le cas où le traitement n’a pas suffi à faire disparaître les douleurs en quelques semaines.

Dans certains cas, le médecin traitant peut demander un électromyogramme, qui mesure la vitesse de conduction nerveuse le long des nerfs (une compression par une hernie réduit cette vitesse). De plus, dans le cas où le médecin décide de déterminer l’origine des douleurs, il peut être prescrit :

  • Une radiographie du rachis lombaire de face et de profil afin d’orienter le diagnostic et d’éliminer plusieurs autres causes de radiculalgie, comme la scoliose ou la fracture vertébrale
  • Un scanner et une IRM afin de visualiser la hernie discale et d’observer l’éventuelle compression d’un nerf.

Traitements

La prise en charge thérapeutique d’une hernie discale est adaptée au type de douleur, à sa cause et au patient lui-même, en fonction de ses antécédents, de ses traitements en cours, de son état de santé général. Elle est avant tout médicale.

Traitement fonctionnel et médicamenteux

Le traitement de la hernie discale comporte principalement une mise au repos (1 ou 2 jours en phase aiguë), la renonciation aux comportements à risque pour le dos et la prise de médicaments pour soulager la douleur et réduire l’inflammation. Dans la majorité des cas, ces mesures sont suffisantes pour réduire les symptômes.

Généralement, des analgésiques, des anti-inflammatoires ou des relaxants musculaires sont prescrits. Si la douleur est intense, le médecin peut prescrire des antidouleurs plus puissants ou des injections locales de corticostéroïdes ou d’analgésiques.

De plus, il peut procurer aux patients des conseils pour contribuer à soulager la douleur et éviter les récidives, par exemple perdre du poids, arrêter de fumer ou éviter les longs trajets en voiture.

Traitement kinésithérapie

Une fois les symptômes atténués, le médecin peut prescrire des séances de réadaptation afin d’accélérer la guérison complète. Il s’agit essentiellement :

  • D’exercices qui permettent d’améliorer la posture
  • D’exercices pour renforcer la musculature du dos et de l’abdomen
  • D’exercices d’assouplissement du corps
  • Éventuellement d’ultrasons.

De plus, le kinésithérapeute peut conseiller à son patient des exercices destinés à détendre ses muscles et à remuscler son dos et ses abdominaux. Il peut lui indiquer les bonnes positions pour soulever une charge, se pencher, monter et descendre d’une voiture, faire le ménage, jardiner, etc. afin de prévenir le risque de récidive.

Traitement chirurgical

Enfin, en cas d’échec des traitements conservateurs, le médecin peut proposer une opération chirurgicale afin d’éliminer la pression qu’exerce le disque intervertébral sur les racines nerveuses.

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