Entorse vertébrale

L’entorse vertébrale au niveau du thorax correspond à la lésion d’un ligament reliant deux vertèbres entre elles. Les douleurs intercostales, ou entorses costales, ont des causes variables habituellement faciles à identifier, une fois les origines cardiaques et pulmonaires éliminées. Elles peuvent survenir par contusion directe, par mouvement brusque de rotation, par effort d’étirement ou encore par compression du thorax.

Anatomie

La colonne vertébrale est un empilement de vertèbres qui constituent le mat central sur lequel viennent se structurer toutes les structures musculaires du dos. La colonne a pour particularité d’être souple grâce à sa segmentation en vertèbres, ce qui lui confère une certaine mobilité. Elle permet les mouvements du corps, mais a également pour fonction de protéger et de laisser passer la moelle épinière.

Les vertèbres cervicales et les deux premières dorsales innervent les bras, les épaules et une petite partie du cou. Les vertèbres dorsales suivantes jusqu’à la douzième vertèbre dorsale innervent le thorax et la partie haute de l’abdomen. Les trois premières vertèbres lombaires innervent l’abdomen et le bas-ventre. Enfin, les dernières les vertèbres lombaires et les vertèbres sacrées innervent les fesses, les organes génitaux et les jambes.

L’entorse vertébrale correspond à la lésion d’un ligament reliant deux vertèbres entre elles, que ce soit à l’étage cervical, dorsal ou lombaire. Dans les cas graves, il peut s’agir d’un glissement progressif d’une vertèbre sur celle du dessous. Son origine reste dans la grande majorité des cas traumatique. Toutefois, chez les personnes âgés, les tassements vertébraux surviennent plus fréquemment, et ne sont que la conséquence d’une fragilité osseuse (ostéoporose).

Examen Clinique

Les principaux symptômes d’une entorse sont la douleur, l’enflure et la difficulté à bouger l’articulation en question. Dans la majorité des cas, le médecin peut poser le diagnostic et évaluer le degré de gravité de l’entorse (entorse légère, modérée ou grave) simplement après avoir questionné le patient et procédé à un examen physique.

Bilan Imagerie

En cas de traumatisme, des radiographies standard et un scanner sont prescrits juste après l’accident, afin de rechercher une fracture. Si le scanner est normal (absence de fracture), il s’agit donc d’une entorse.

Si les douleurs cervicales sont importantes, il faudra réaliser à distance de l’accident des clichés dynamiques du rachis cervical. Il s’agit de radiographies réalisées en flexion et en hyperextension. Leur objectif est de dépister une instabilité intervertébrale, faisant ainsi la différence entre :

  • Une entorse « bénigne » : les clichés dynamiques ne montrent pas d’instabilité
  • Une entorse « grave : les clichés dynamiques montrent une instabilité importante.

Si le médecin soupçonne une fracture, il propose également une radiographie aux rayons X. Plus rarement, un test d’imagerie par résonance magnétique (IRM) est entrepris afin de voir l’état des ligaments.

Traitements

Face à une entorse vertébrale, le choix du traitement se fait au cas par cas pour chaque patient.

Traitement fonctionnel

Au cours des 3 jours (72 heures) qui suivent le traumatisme et qui constituent la phase aigüe, le traitement de l’entorse repose sur le principe RGCE (repos, glace, compression, élévation). Le but de ce traitement est de faire cesser l’hémorragie typique de l’entorse modérée et grave.

Toute application de chaleur et tout massage sont formellement proscrits. Le massage, et même la palpation, risque d’augmenter la douleur, d’aggraver les lésions et de provoquer une hémorragie.

Traitement médicamenteux

Des médicaments analgésiques peuvent aider à soulager la douleur. Les médicaments anti-inflammatoires sont classiquement employés dans la phase aiguë, en complément à la compression et à l’application de glace. Ils aident à soulager la douleur. Cependant, il est impératif de consulter un médecin avant la prise de tout médicament.

Traitement orthopédique

Une entorse modérée ou grave peut nécessiter l’emploi d’une orthèse afin de ne pas aggraver la lésion. En cas d’entorse grave, on peut considérer l’immobilisation à l’aide d’un plâtre durant une dizaine de jours.

Traitement chirurgical

La chirurgie est parfois envisagée en cas d’entorse grave, surtout chez les personnes qui utilisent l’articulation endommagée de façon intensive, comme les athlètes, ou en cas d’instabilité persistante de l’articulation.

Traitement kinésithérapie

La reprise des activités habituelles se fait de façon progressive. Des exercices de proprioception, des exercices avec des bandes élastiques et sur des planches d’équilibre favorisent la récupération et réduisent le risque de récidive. Un kinésithérapeute est en mesure de suggérer de tels exercices adaptés, à pratiquer chez soi.

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