Traumatologie

Principales blessures de l’enfant sportif

Traumatologie des enfants sportifs à Paris | Institut de kinésithérapie

Nous parlons peu de traumatologie de l’enfant ou de l’adolescent et pourtant l’organisme de ces futurs champions est mis à rude épreuve. En plus de devoir gérer la croissance du squelette et des muscles, l’organisme de l’enfant doit faire face aux charges d’entraînement et aux compétitions de plus en plus intenses.

Il est utile de préciser ici que notre propos ne doit pas conduire à l’arrêt du sport chez les enfants, au contraire! Le rôle positif sur le développement physique, psychique, social et relationnel est fondamental. Le sport chez l’enfant permet:

  • le développement de la masse osseuse
  • le développement de la masse musculaire
  • le développement de la capacité relationnelle et émotionnelle
  • le développement des capacités physiques: coordination, force, vitesse, endurance, goût de l’effort, équilibre

Cependant, la pratique sportive peut engendrer des affections liées à l’hyper utilisation du système musculo-squelettique.

Voici les principales pathologies rencontrées:

– Les ostéochondrose de croissance (anciennement apophysite de croissance ou épiphysite): Il s’agit d’un surmenage mécanique local qui conduit à l’arrachement progressif de l’insertion d’un muscle sur l’os. Le cartilage de croissance étant faiblement résistant, la pratique sportive intense peut induire ce type de pathologie.

– Les ostéochondroses concernent également les autres régions du corps:

  • le bassin avec les atteintes des ailes iliaques, de la symphyse pubienne et de l’ischion
  • le coude avec les atteintes des épicondyles médial et latéral, ou le processus olécranien
  • l’épaule, le poignet

L’enfant se plaint de douleurs en regard de l’insertion musculaire concernée lors de la pratique du sport ou à la marche s’il s’agit des pieds.
Le diagnostic est fait par la clinique confrontée aux radiographies simples. Le traitement consiste en la mise au repos sportif pendant 4 à 6 semaines suivie de séances chez le kinésithérapeute basées sur des étirements du quadriceps et des ischios-jambiers et le renforcement musculaire progressif des muscles autour du genou.

– Les ostéochondrites disséquantes: il s’agit d’une atteinte de l’os sous-chondral (l’os situé sous le cartilage) qui s’étend progressivement jusqu’à la libération d’un séquestre osseux dans l’articulation. Les causes sont mal élucidées et certainement pluri factorielles. La principale localisation est au genou avec l’ostéochondrite disséquante des 2 condyles fémoraux. Les symptômes sont la douleur, avec parfois un épanchement mais le reste de l’examen est souvent négatif. Le diagnostic est posé par la radiographie simple. Le choix du traitement sera fonction de l’étendue de la lésion.

La prévention de ces pathologies passe par l’instauration d’une hygiène de vie sportive dès le plus jeune âge basée sur:

  • le découpage précis des séances d’entraînement : échauffement général, stretching avant effort (quelques secondes par muscle) et réveil musculaire, échauffement spécifique, corps de la séance, récupération et étirements de fin de séances, retour au calme, douche.
  • hydratation régulière au cours de l’entraînement
  • apprentissage et compréhension de l’intérêt des étirements: ceux réalisés avant l’effort pour informer le cerveau et réveiller les capteurs proprioceptifs, ceux après effort pour restaurer la tension musculaire
  • surveillance des enfants pratiquants des sports à risque : football, basketball, volleyball, tennis, gymnastique
Cette page vous a plu ? Afin de nous aider à vous proposer toujours plus de contenus pertinents, n'hésitez pas à noter cette page
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars


4 votes
Moyennes : 5,00 sur 5
Loading...

Commentaires

Laissez un commentaire et les praticiens de l'Institut de Kinésithérapie vous répondront au plus vite