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Douleur devant le genou : 5 causes possibles

+ test pour identifier la vôtre
Vous avez mal à l’avant du genou et vous ne savez pas pourquoi ?

Cette douleur peut avoir plusieurs origines. Certaines sont bénignes et se résolvent rapidement avec des exercices adaptés. D’autres nécessitent un avis médical.

Dans ce guide, vous découvrez :

  • Les 5 causes principales de douleur devant le genou
  • Comment reconnaître chaque pathologie
  • Un test simple pour identifier votre problème
  • Quand consulter un professionnel
Douleur devant le genou | Cabinets IK | Paris

Les 5 causes de douleur à l’avant du genou

1. Syndrome rotulien (syndrome fémoro-patellaire)

C’est quoi ?

La rotule glisse mal dans sa gouttière (que l’on nomme la trochlée) et crée une pression anormale sur le cartilage. C’est la cause n°1 de douleur devant le genou chez les moins de 40 ans.

Les signes typiques :

Le patient ressent une douleur diffuse autour ou derrière la rotule, avec une aggravation en descente d’escalier. Puis une douleur après position assise prolongée; c’est le classique « signe du cinéma ». Perception de craquements quand vous pliez le genou. Souvent il n’y a pas de traumatisme violent, et la douleur s’installe progressivement. Enfin, il y a la présence d’une gêne pendant la course ou le vélo. On retrouve aussi une augmentation des douleurs lors des efforts inhabituels par exemple après la course à pied, le vélo ou après une grosse journée de ski (d’où l’importance de se préparer pour le ski).

Profil type :

Coureur qui augmente son volume d’entraînement, cycliste avec mauvais réglages, personne sédentaire qui reprend le sport, femme avec morphologie à risque.

Solution :

Exercices de renforcement (quadriceps, autour de la hanche les muscles fessiers en priorité) + étirements. Guérison en 4-12 semaines avec protocole adapté par un kiné du sport.

2. Tendinite rotulienne (ou tendinopathie)

C’est quoi ?

Inflammation du tendon rotulien qui relie la rotule au tibia. Fréquent chez les sportifs qui sautent beaucoup (basket, volley, crossfit).

La composante inflammatoire de la tendinopathie est toujours source de discussion scientifique et la pathologie peut être complexe avec des remaniements du tendon, des pousses douloureuses.

Les signes typiques :

Le patient ressent une douleur précise juste SOUS la rotule (sur le tendon) avec une douleur vive au saut ou à la réception. Les douleurs à l’avant du genou s’accolmpagnent d’un raideur matinale du genou et de douleur à la palpation du tendon. On note une aggravation progressive si vous continuez l’activité.

Profil type :

Basketteur, volleyeur, crossfiteur, pratiquant de sports avec sauts répétés.

Solution :

Repos relatif c’est à dire qu’il ne faut pas s’arrêter totalement + exercices excentriques + renforcement progressif. Guérison plus longue (12-16 semaines).

3. Syndrome de l’essuie-glace (syndrome de la bandelette ilio-tibiale)

C’est quoi ?

La bandelette ilio-tibiale (TFL) frotte contre l’os du genou. Fréquent chez les coureurs. L’utilisation du concept de frottement est sujet à discussion scientifique mais permet la compréhension plus facilement.

Les signes typiques :

La douleur se situe sur le côté externe du genou, jamais en avant, et apparaît toujours après un certain temps de course, parfois presque au même kilométrage à chaque sortie. Elle prend la forme d’une brûlure ou d’une tension vive, s’intensifie en descente et disparaît rapidement dès que l’on s’arrête. Ce comportement mécanique est typique d’une surcharge locale liée à un frottement répétitif entre la bandelette et le condyle fémoral externe. Une prise en charge adaptée permet de réduire l’irritation, corriger les facteurs de surcharge et reprendre la course sereinement.

Profil type :

Coureur longue distance, cycliste avec mauvaise position, trailer, course d’orientation, course dans le sable.

Différence avec le syndrome rotulien :

La douleur est sur le côté du genou, pas devant. Elle est typiquement retardée (apparaît après 15-20 min de course).

Solution :

Étirements TFL + renforcement hanche + correction technique course, semelles orthopédiques, renforcement des fessiers et des stabilisateurs de la cheville et du pied.

4. Arthrose débutante (gonarthrose fémoro-patellaire)

C’est quoi ?

Dégradation du cartilage entre la rotule et le fémur. Fréquent après 50 ans, mais peut apparaître plus tôt.

Les signes typiques :

La douleur s’installe progressivement sur plusieurs mois ou années, avec une raideur matinale qui dure plus de trente minutes. Les patients décrivent souvent des craquements, une sensation de grains de sable dans l’articulation et une douleur au démarrage qui s’améliore une fois échauffés. Après l’effort, le genou gonfle plus facilement et peut devenir lourd ou sensible. Beaucoup remarquent aussi une aggravation lorsque le temps devient humide. Ce profil clinique traduit une articulation qui a perdu en qualité de glissement et en capacité d’adaptation. Un programme ciblé de rééducation, d’activité adaptée et d’hygiène articulaire aide à stabiliser les symptômes et à retrouver un quotidien plus fluide.

Profil type :

Personne > 50 ans, antécédents de blessures au genou, surpoids, activité physique intense répétée, pathologies chroniques (diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémie)

Différence avec le syndrome rotulien :

L’arthrose évolue sur des années, le syndrome rotulien sur des semaines. L’arthrose touche plutôt les > 50 ans.

Solution :

Renforcement musculaire complet du membre inférieur + maintien activité physique adaptée + gestion du poids. Pas de guérison mais amélioration significative possible.

5. Lésion méniscale

C’est quoi ?

Une déchirure du ménisque correspond à une atteinte d’un petit fibro-cartilage en forme de croissant situé entre le fémur et le tibia. Elle peut survenir après un traumatisme, comme une torsion brutale du genou, ou apparaître progressivement avec l’âge sous forme dégénérative. Les symptômes associent souvent une douleur bien localisée, une gêne mécanique, parfois des blocages ou une difficulté à plier ou déplier complètement le genou. Certains décrivent une sensation d’accrochage à chaque mouvement. Une prise en charge adaptée permet de réduire la douleur, restaurer la mobilité et décider si une rééducation suffit ou si un avis chirurgical est nécessaire selon le type de lésion.

Les signes typiques :

La douleur est précise, située sur le côté interne ou externe du genou, parfois accompagnée d’un blocage ou d’une sensation d’accrochage lors des mouvements. Le genou peut gonfler rapidement après le traumatisme, signe d’une irritation intra-articulaire. Beaucoup décrivent aussi une difficulté à tendre complètement la jambe et une impression de genou qui se dérobe. Ce comportement clinique témoigne d’une atteinte mécanique qui perturbe la stabilité et le bon glissement articulaire. Une évaluation spécialisée permet de confirmer la nature de la lésion et de définir la stratégie : rééducation fonctionnelle ou, si nécessaire, avis chirurgical.

Profil type :

Suite à un mouvement de torsion genou plié (foot, ski, pivot), ou usure progressive chez personnes > 40 ans. Maladie typique chez les personnes qui travaillent à genoux : carreleur, assistante petite enfance en crèche ou en maternelle.

Différence avec le syndrome rotulien :

Il y a souvent un événement déclencheur. La douleur est latérale (pas devant). Il y a blocage ou accrochage.

Solution :

Consultation médecin obligatoire. IRM si suspicion. Rééducation ou chirurgie selon gravité.

Test rapide : quelle est VOTRE problème ?

Répondez à ces questions pour identifier votre problème :

Question 1 : Où se situe précisément votre douleur ?

  1. Autour ou derrière la rotule (diffuse, difficile à localiser)
  2. Juste sous la rotule, sur le tendon
  3. Sur le côté externe du genou
  4. Sur le côté interne ou externe + blocages

Question 2 : Quand la douleur est-elle la pire ?

  1. Descente d’escalier + position assise prolongée
  2. Sauts et réceptions
  3. Après 15-20 min de course
  4. Mouvements de torsion + gonflement

Question 3 : Comment la douleur est-elle apparue ?

  1. Progressivement, sans traumatisme
  2. Progressivement avec activité sportive intense
  3. Après augmentation volume course
  4. Après un mouvement de torsion ou un choc

Question 4 : Votre genou craque-t-il ?

  1. Oui, souvent, surtout dans les escaliers
  2. Non
  3. Parfois
  4. Oui + sensation d’accrochage

Question 5 : Quel est votre âge et votre activité ?

  1. < 40 ans, sportif ou sédentaire qui reprend le sport
  2. < 40 ans, sport avec sauts (basket, volley, crossfit)
  3. Coureur régulier, tout âge
  4. > 40 ans ou suite traumatisme récent

Résultats du test

Majorité de A : Syndrome rotulien

Probabilité très élevée. C’est la cause la plus fréquente de douleur devant le genou.

Prochaine étape :

  • Confirmez le diagnostic avec une visite chez votre médecin traitant
  • Démarrez le protocole d’exercices
  • Consultez un kiné si douleur > 6 semaines

Majorité de B : Tendinite rotulienne

Douleur localisée sous la rotule, liée aux sauts.

Prochaine étape :

  • Consultation kiné ou médecin recommandée
  • Repos relatif (diminuer les sauts)
  • Exercices progressifs sur plusieurs semaines.

Majorité de C : Syndrome de l’essuie-glace

Douleur latérale externe, typique des coureurs.

Prochaine étape :

  • Étirements bandelette ilio-tibiale
  • Renforcement hanche
  • Analyse de foulée recommandée
  • Consultation chez le médecin traitant et le podologue

Majorité de D : Lésion méniscale suspectée

Douleur latérale + blocages + traumatisme.

Prochaine étape :

  • Consultation médecin OBLIGATOIRE
  • IRM probable
  • Rééducation kiné selon diagnostic

Signaux d’alerte : quand consulter en urgence ?

Certains signes ne doivent jamais être ignorés, car ils indiquent que le genou peut être touché de manière plus profonde. Un gonflement important et rapide dans les 24 heures traduit souvent un saignement intra-articulaire ou une forte irritation interne, typique d’une lésion ligamentaire ou méniscale significative. L’impossibilité de poser le pied au sol, ou une douleur si vive qu’elle bloque toute mise en charge, constitue également un signal majeur : le genou ne fonctionne plus normalement et peut cacher une rupture, une entorse grave ou même une fracture.

Un genou bloqué en flexion, incapable de se tendre complètement, pointe vers une atteinte mécanique comme un ménisque coincé, qui nécessite une évaluation rapide. De même, une douleur persistante malgré le repos, ou une sensation marquée d’instabilité avec l’impression que le genou « lâche », révèle une perte de contrôle articulaire souvent liée à un ligament croisé. Enfin, un genou rouge, chaud et sensible peut évoquer une infection articulaire, situation nécessitant une prise en charge immédiate.

Lorsque ces signaux apparaissent, il est préférable de consulter sans attendre. Un diagnostic rapide permet de limiter les complications, d’éviter d’aggraver la blessure et de mettre en place le protocole adapté pour retrouver une articulation stable et fonctionnelle.

Ce que vous devez faire maintenant

Si vous avez probablement un syndrome rotulien :

Étape 1 : Lisez le guide complet pour confirmer

Étape 2 : Démarrez les exercices

Étape 3 : Si pas d’amélioration en 3-4 semaines, consultez

Si vous avez une autre pathologie :

Consultation médecin ou kiné pour diagnostic précis

Si vous avez un doute :

Prenez RDV pour un bilan complet

Questions fréquentes

Puis-je continuer le sport avec une douleur devant le genou ?

Ça dépend de l’intensité. Si la douleur reste < 3/10 pendant et après l’effort, vous pouvez continuer en réduisant l’intensité. Si > 3/10, il faut mettre en pause et traiter le problème.

Faut-il mettre du chaud ou du froid ?

Froid si gonflement et inflammation aiguë (première semaine). Chaud si raideur chronique. Dans le syndrome rotulien, le froid est rarement utile.

Les anti-inflammatoires sont-ils efficaces ?

Ils soulagent temporairement la douleur mais ne traitent pas la cause. À utiliser ponctuellement sur avis médical, jamais en continu.

Combien de temps pour guérir ?

  • Syndrome rotulien : 4-12 semaines avec protocole adapté
  • Tendinite rotulienne : 12-16 semaines
  • Syndrome essuie-glace : 3-12 semaines
  • Arthrose : amélioration possible mais pas de guérison
  • Lésion méniscale : variable selon gravité

Dois-je faire une IRM ?

Rarement nécessaire pour un syndrome rotulien. Utile si suspicion de lésion méniscale, ligamentaire, ou si pas d’amélioration après 3 mois de rééducation bien conduite.

Besoin d’un diagnostic précis ?

Si vous avez un doute sur l’origine de votre douleur au genou, une séance d’évaluation permet d’obtenir rapidement un diagnostic fiable. Nos kinés du sport réalisent une série de tests cliniques ciblés, analysent votre mouvement et vos appuis, puis identifient la structure réellement responsable des symptômes.

Chaque prise en charge démarre par un bilan suivi d’un protocole personnalisé, construit selon vos objectifs et votre niveau d’activité. Vous pouvez obtenir un premier rendez-vous sous 48 heures pour clarifier la situation, comprendre ce qui se passe et repartir avec un plan d’action clair pour soulager votre genou.

Je prends rdv avec mon kiné

Photo de kinesitherapeute entrain d examiner les pieds d une jeune femme ik paris | IK Paris

Article rédigé par Jérôme Auger

kinésithérapeute et ostéopathe DO

Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.

  • Je suis diplômé en kinésithérapie du sport, titulaire du titre d’ostéopathe DO et diplômé en coaching sportif
  • Je suis un expert reconnu dans le traitement de l’arthrose et des traumatismes du sport.
  • Je suis également auteur de livres grand public sur l’arthrose et la santé, conférencier et intervenant dans les médias et créateur de contenus pédagogiques et inspirants..

Article rédigé par Jérôme Auger

kinésithérapeute et ostéopathe DO

Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.

  • Je suis diplômé en kinésithérapie du sport, titulaire du titre d’ostéopathe DO et diplômé en coaching sportif
  • Je suis un expert reconnu dans le traitement de l’arthrose et des traumatismes du sport.
  • Je suis également auteur de livres grand public sur l’arthrose et la santé, conférencier et intervenant dans les médias et créateur de contenus pédagogiques et inspirants..

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