Fracture du sacrum

La fracture du sacrum résulte toujours d’une chute ou d’un traumatisme violent, comme un accident de voiture. Il est courant que cette fracture soit associée à une autre fracture du bassin. Il s’agit d’une lésion rare mais qui peut entraîner des complications neurologiques importantes. Le traitement est chirurgical et pluridisciplinaire.

Anatomie

Le sacrum est un os issu de la fusion de 5 vertèbres sacrées. En forme de pyramide inversée, il relie le rachis au bassin et se termine par le coccyx. Il présente trois articulations : l’articulation lombo-sacrée, l’articulation sacro-iliaque et l’articulation sacro-coccygienne. En outre, plusieurs muscles impliqués dans l’articulation de la hanche, comme le grand fessier, l’iliaque et le piriforme, s’insèrent à la surface du sacrum. Ces muscles assurent la stabilité du corps en position debout.

La fracture du sacrum correspond à la rupture de l’os. Elle est assez rare du fait de l’épaisseur du sacrum et survient généralement chez les personnes âgées (fragilité des os) ou suite à un traumatisme important chez le sujet jeune. Dans la grande majorité des cas, elle est associée à une fracture du bassin.

Examen Clinique

Une fracture du sacrum se traduit par une douleur aiguë, une impossibilité à réaliser certains gestes, un hématome et parfois une déformation. Elle entraîne des lésions des nerfs sacrés et s’associe à une paralysie des extrémités inférieures de la vessie et du rectum.

Le diagnostic est complexe. Le malade se présente souvent dans un contexte d’urgence et sous état de choc suite à un traumatisme violent du bassin, il décrit des douleurs dans la région lombaire, dans la région fessière, dans l’aine parfois irradiant dans la cuisse.

L’examen clinique comprend dans un premier temps l’interrogatoire et est suivi de l’examen physique du sacrum (examen des articulations sacro-iliaques, tests de mobilité…), puis complété d’un examen des lombaires, du bassin et des membres inférieurs.

Bilan Imagerie

La radiographie standard de face et de profil et le scanner permettent de faire le diagnostic. L’IRM est de plus en plus utilisée notamment dans le contexte sportif où l’on rencontre des fractures de fatigue du sacrum chez les coureurs à pied.

Traitements

La prise en charge est avant tout médicale avec le choix d’un traitement orthopédique ou chirurgical en fonction de la fracture et de sa stabilité.

Traitement orthopédique

La première étape consiste à remettre l’os dans la bonne position c’est-à-dire à replacer les extrémités au contact l’une de l’autre, pour que la fracture se répare parfaitement, c’est ce que l’on appelle la réduction. Vient ensuite l’étape de l’immobilisation de l’os. qui peut être orthopédique (plâtre ou traction) ou chirurgicale. Enfin, la consolidation permet de souder les deux fragments de l’os fracturé.

Traitement chirurgical

Les plus grosses fractures nécessitent une opération. Les tumeurs cancéreuses sont souvent enlevées chirurgicalement. Une radiothérapie et une chimiothérapie sont ensuite mises en place selon les cas.

Traitement médicamenteux

En complément, des anti-inflammatoires ou des infiltrations à base de corticoïdes peuvent être prescrits.

Traitement kinésithérapique

La kinésithérapie n’est pas obligatoire, mais si elle est prescrite, les objectifs du traitement sont :

  • De lutter contre les douleurs persistantes
  • La rééducation fonctionnelle du rachis lombaire et des hanches avec restauration des amplitudes articulaires, récupération de la force et de l’endurance des muscles
  • Le travail proprioceptif lombaire avec apprentissage des mouvements du bassin
  • La reprise de la vie quotidienne et de l’activité sportive ou de loisir.

Les techniques utilisées sont plurielles :

  • Massages à visée décontracturante de l’ensemble des muscles du bassin, de la cuisse et du dos
  • Massages à visée proprioceptive du rachis lombaire et du bassin
  • Exercices de mobilisations et d’auto-mobilisations du rachis, du bassin et des coxo-fémorales
  • Apprentissage d’exercices dans le but de renforcer les muscles de la paroi abdominale et lombaire
  • Travail de gainage, renforcement musculaire
  • Etirements des muscles poly-articulaires des membres inférieurs.
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