Rééducation
En résumé :
La capsulite de l’épaule, ou « épaule gelée », se manifeste par une douleur intense suivie d’un enraidissement progressif de l’articulation. Ce guide détaille les trois phases d’évolution de la pathologie et souligne l’importance d’une rééducation personnalisée en kinésithérapie pour retrouver une mobilité complète et prévenir les séquelles.
La capsulite est une pathologie douloureuse de l’épaule, qui correspond à une rétraction de la capsule articulaire, qui est la membrane entourant l’articulation. Parfois appelée “épaule gelée”, cette anomalie peut évoluer sur plusieurs années, et même être confondue avec d’autres pathologies ; d’où l’importance du diagnostic médical. Quels sont les symptômes d’une capsulite de l’épaule ? Comment est-elle diagnostiquée et traitée ?
Accès rapides :
Cette pathologie évolue en plusieurs phases, chacune caractérisée par des symptômes différents.
Dans un premier temps, la capsule articulaire est enflammée : on parle de phase chaude. La douleur augmente constamment, et ne se limite pas à l’épaule ; souvent, elle irradie aussi dans le bras et dans l’omoplate. A cause de cette douleur, la mobilité de l’épaule commence à être compromise. En général, la phase chaude de la pathologie s’étend de 1 à 4 mois.
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La deuxième phase de la pathologie est dite froide, et correspond à ce que l’on appelle épaule gelée dans le langage courant. Durant cette période, la douleur a diminué, mais c’est l’enraidissement de l’articulation qui commence : l’élasticité de l’épaule diminue, la capsule commence à se rétracter. La pathologie commence vraiment à devenir handicapante au quotidien, empêchant de réaliser des gestes simples comme se coiffer, ou passer un bras dans le dos. La durée de cette phase est variable, pouvant aller de 3 mois jusqu’à 1 an selon les individus.
Enfin, dans un troisième et dernier temps, la rigidité de l’épaule finit par s’atténuer, et le mouvement reprend progressivement. Toutefois, si le traitement a été insuffisant voire inexistant, la capsulite peut laisser des séquelles : perte de mobilité à long terme, raideur de l’épaule, douleurs occasionnelles…Cette phase s’étend sur un temps long, entre 6 mois et 2 ans chez la plupart des gens.
L’origine exacte de la capsulite est difficile à déterminer ; souvent, il s’agit d’un ensemble de causes et de facteurs favorisants. Comme cette pathologie est souvent diagnostiquée longtemps après les premiers symptômes, elle semble se produire sans cause apparente.
Toutefois, on sait que certaines conditions entraînant une perte de mobilité de l’épaule, peuvent favoriser son apparition :
Pour en savoir plus sur la pathologie
On remarque également que les femmes sont plus touchées que les hommes par cette pathologie, surtout pendant la ménopause ou la périménopause. L’inflammation semble aussi favorisée par des facteurs comme le stress, la fatigue, et la prise de certains médicaments.
Enfin, des pathologies comme le diabète, les troubles endocriniens ou encore certaines maladies cardiaques, sont souvent associées à la capsulite.
La démarche diagnostique comprend obligatoirement un examen clinique de l’épaule. La palpation permet de localiser et évaluer les douleurs ; elle est complétée par un interrogatoire complet du patient, qui permet de retracer l’historique des symptômes, d’évaluer la gêne fonctionnelle, et de connaître les antécédents médicaux.
Pendant la première phase, lorsque l’épaule est enflammée, il peut arriver que la capsulite soit confondue avec une tendinite, et traitée comme telle. Le patient revient alors quelques mois plus tard avec une épaule gelée, ce qui pousse à revoir le diagnostic.
Des examens complémentaires sont parfois indiqués, si votre médecin pense que cela est nécessaire. Le plus souvent, on effectue un bilan biologique, une radiographie, une échographie ou encore une scintigraphie.
En phase inflammatoire, la priorité est de réduire l’inflammation et la douleur : cela est obtenu grâce à des antalgiques, des anti-inflammatoires, ou éventuellement des infiltrations dans l’articulation si les douleurs sont fortes.
Pendant toute la durée de la pathologie, la rééducation est d’une importance capitale, que ce soit pour lutter contre la douleur ou pour récupérer une mobilité normale de l’épaule. En fonction de la phase dans laquelle vous vous trouvez, les techniques employées par le kinésithérapeute et les objectifs poursuivis évoluent :
La kinésithérapie donne de bons résultats pour le traitement d’une capsulite de l’épaule. Les séances permettent de guérir beaucoup plus vite qu’en l’absence de prise en charge.
Nous identifions généralement la capsulite par une douleur d’apparition progressive qui finit par irradier dans le bras et l’omoplate, perturbant souvent le sommeil. Le signe caractéristique est l’enraidissement articulaire, qui rend les gestes quotidiens comme se coiffer ou s’habiller extrêmement difficiles.
La guérison est un processus long qui s’étend en moyenne sur 12 à 18 mois, bien que certains cas puissent durer jusqu’à 2 ou 3 ans. La pathologie évolue par étapes, passant d’une phase inflammatoire douloureuse à une phase de raideur, avant une récupération lente de la souplesse.
Dans notre pratique, nous observons que les femmes entre 40 et 60 ans sont les plus concernées, souvent en lien avec les changements hormonaux de la ménopause. Des facteurs tels que le stress, le diabète ou des troubles de la thyroïde sont également des causes favorisantes fréquemment associées à cette rétraction de la capsule.
La rééducation est capitale pour accélérer la guérison et éviter les pertes de mobilité définitives. Nous adaptons nos soins selon la phase : massages décontracturants pour soulager la douleur au début, suivis de mobilisations douces et de renforcement musculaire pour restaurer l’amplitude de l’articulation.
Il est fréquent qu’une capsulite soit initialement confondue avec une tendinite car les symptômes douloureux sont similaires en phase « chaude ». C’est l’installation d’un blocage mécanique persistant, empêchant tout mouvement passif ou actif, qui nous permet de confirmer le diagnostic d’épaule gelée.
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Article rédigé par Jérôme Auger
kinésithérapeute et ostéopathe DO
Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.
Article rédigé par Jérôme Auger
kinésithérapeute et ostéopathe DO
Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.
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