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Sport et kinésithérapie

Posté par IK

I

Publié le 03 août 2026

Publié le 03/08/2026

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Modifié le 03 août 2026

Modifié le 03/08/2026

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« Je me suis blessé en trois jours de vacances » : comment éviter que votre été sportif ne se termine chez le kiné

Comment éviter que votre été sportif ne se termine chez le kiné | Institut de Kinésithérapie | Paris et Ile-de-France

À retenir

Les blessures sportives de l’été sont rarement dues au hasard. Elles surviennent surtout après :

  • une reprise trop rapide après un arrêt prolongé
  • une augmentation brutale du volume d’entraînement
  • une exposition à la chaleur sans adaptation
  • un changement de terrain (sable, sentier, terre battue)

Une progression graduelle et un échauffement dynamique réduisent fortement le risque de blessure.

Chaque rentrée, nous voyons arriver les mêmes patients : « J’ai voulu profiter des vacances pour me remettre au sport… et je me suis blessé au bout de trois jours. » Pourtant, ils ne sont ni débutants, ni en mauvaise santé. Ils ont simplement demandé à leur corps de faire en quelques jours ce qu’il n’avait plus fait depuis des mois. La bonne nouvelle : ces blessures de reprise estivale sont dans l’immense majorité des cas évitables. Ce guide détaille, sport par sport, ce qui les provoque réellement et comment adapter sa reprise.
Par Jérôme Auger, kinésithérapeute DE (EFOM 2006), fondateur d’Institut de Kinésithérapie

Pourquoi l’été concentre les blessures sportives

Trois facteurs se cumulent rarement autant qu’en cette saison.

  1. La reprise sans progressivitéC’est le facteur numéro un. En course à pied, la littérature scientifique est convergente sur un point : entre 30 et 50 % des coureurs se blessent chaque année, et le risque grimpe fortement chez ceux qui reprennent après une interruption ou augmentent leur volume trop vite : un débutant ou un coureur qui reprend expose ses tendons à un risque de blessure environ deux fois plus élevé qu’un coureur régulier. La tendinopathie d’Achille illustre bien ce mécanisme : sa prévalence peut atteindre 40 à 50 % au cours de la vie d’un coureur, précisément parce que ce tendon, peu vascularisé, s’adapte lentement à une charge nouvelle. L’erreur que nous voyons le plus souvent : «  J’avais enfin du temps, alors j’ai fait du sport tous les jours.  » Le tendon, lui, ne connaît pas les vacances. Il a besoin de plusieurs semaines pour s’adapter à une charge nouvelle, quel que soit le temps libre disponible pour s’entraîner.
  2. La chaleur
    Elle modifie la perception de l’effort (on se sent moins fatigué qu’on ne l’est réellement) et accélère la déshydratation, qui réduit l’élasticité tissulaire et la vigilance neuromusculaire.
  3. Le changement de terrain
    Sable, sentiers, terre battue : chaque surface impose des contraintes différentes aux appuis. Un corps habitué au bitume plat n’est pas préparé à ces variations, en particulier au niveau de la cheville.
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Pour en savoir plus sur la pathologie

Course à pied et running de vacances

La blessure classique de l’été : la tendinopathie d’Achille ou la périostite tibiale, provoquées par une augmentation trop rapide du volume de course.

Ce qu’il faut faire :

  • Augmenter le volume hebdomadaire de 10 % maximum, même en vacances où l’envie de « rattraper » est forte
  • Courir tôt le matin ou en fin de journée pour limiter l’exposition aux pics de chaleur
  • Privilégier un échauffement dynamique de 8 à 10 minutes (montées de genoux, talons-fesses, gainage court) : l’étirement statique avant l’effort n’a pas démontré d’effet protecteur et peut même réduire transitoirement la performance musculaire
  • S’hydrater avant d’avoir soif : la sensation de soif apparaît après le début de la déshydratation

Signal d’alerte : une douleur qui persiste au-delà de 48 heures après l’effort, ou qui apparaît dès les premières foulées, signale un tissu qui n’a pas récupéré.

Tennis, padel et sports de raquette

Ces sports combinent accélérations brutales, changements de direction et gestes en rotation du tronc, un cocktail exigeant pour l’épaule, le coude et la cheville.

Ce qu’il faut faire :

  • Échauffer spécifiquement l’épaule et la coiffe des rotateurs avant la première balle : rotations externes avec élastique, mobilisations scapulaires
  • Travailler la stabilité de cheville en amont de la saison : un travail proprioceptif sur plan instable réduit significativement le risque d’entorse
  • Éviter d’enchaîner plusieurs heures après une longue interruption : la fatigue musculaire en fin de match est le moment où survient la majorité des blessures aiguës

Signal d’alerte : une douleur latérale du coude qui apparaît après plusieurs séances rapprochées signale une surcharge tendineuse (épicondylalgie).

Je prends rdv avec mon kiné

Photo de kinesitherapeute entrain d examiner les pieds d une jeune femme ik paris | IK Paris

Randonnée et sports de montagne

La descente, plus que la montée, concentre le risque (impact articulaire répété) sur le genou et la cheville, souvent en fin de parcours quand la fatigue s’installe.

Ce qu’il faut faire :

  • Renforcer quadriceps et ischio-jambiers avant le séjour, en particulier via un travail excentrique du quadriceps qui prépare spécifiquement à l’absorption des descentes
  • Utiliser des bâtons de marche en descente pour réduire la charge sur les genoux
  • Adapter le rythme à la chaleur et à l’altitude

Signal d’alerte : une douleur antérieure du genou qui s’intensifie en descente est typique d’un syndrome fémoro-patellaire.

Vélo et cyclisme estival

Les sorties longues du week-end après une pratique irrégulière génèrent des douleurs de genou (syndrome rotulien, syndrome de l’essuie-glace) et des lombalgies liées à une position prolongée.

Ce qu’il faut faire :

  • Faire vérifier le réglage de selle et de cale avant une reprise intensive : un mauvais réglage est l’une des causes les plus fréquentes de douleur de genou chez le cycliste
  • Augmenter la distance progressivement plutôt que d’enchaîner directement de longues sorties
  • Renforcer le gainage pour limiter la sollicitation lombaire en position penchée prolongée

Beach-volley, football entre amis et sports collectifs de vacances

Ce sont probablement les plus grands pourvoyeurs de blessures aiguës de l’été : entorses de cheville et de genou, lésions musculaires, parce qu’ils sont pratiqués de façon occasionnelle, sans échauffement, sur un terrain irrégulier, avec des accélérations et changements de direction brutaux.

Ce qu’il faut faire :

  • Ne jamais négliger l’échauffement sous prétexte que « c’est juste une partie entre amis » : c’est justement l’absence de préparation qui explique la fréquence des entorses et des claquages dans ce contexte
  • Sur le sable, prévoir un temps d’adaptation : l’appui est instable et sollicite différemment mollets et chevilles
  • S’arrêter dès une gêne musculaire brutale (« tirage », « coup de poignard ») plutôt que de terminer le match ; c’est souvent le geste qui transforme une alerte en déchirure

Natation, paddle et sports nautiques

L’épaule est la structure la plus sollicitée, en particulier en crawl et en paddle, où les mouvements répétitifs en rotation externe peuvent générer un conflit sous-acromial.

Ce qu’il faut faire :

  • Travailler la stabilité scapulaire avant la saison, surtout en cas de gêne d’épaule déjà connue
  • Progresser en volume de nage plutôt que reprendre directement sur les distances de l’an dernier
  • En paddle, alterner les côtés de pagaie pour éviter une asymétrie de charge

Que faire si une douleur apparaît malgré tout ?

Dans les 48 premières heures :

  • Réduire la charge d’entraînement sans nécessairement tout arrêter, sauf douleur importante ou gonflement marqué
  • Maintenir les mouvements qui restent indolores plutôt que de s’immobiliser complètement
  • Utiliser le froid uniquement à visée antalgique, s’il soulage
  • Consulter si la douleur augmente, si elle empêche l’appui normal, ou si elle persiste au-delà de quelques jours malgré la mise au repos relatif

Les 4 fondamentaux valables pour tous les sports

  1. La progressivité avant tout : le tissu tendineux et musculaire s’adapte sur plusieurs semaines, pas en un week-end
  2. L’hydratation anticipée : avant, pendant et après l’effort, en particulier lors des pics de chaleur
  3. L’écoute des signaux de fatigue tissulaire : une gêne qui s’intensifie sur plusieurs séances mérite un avis clinique
  4. Le bilan préventif : un examen de mobilité, de force et des déséquilibres musculaires avant la reprise identifie les fragilités avant qu’elles ne deviennent des blessures

Un bilan avant que la douleur ne s’installe

Vous reprenez le sport cet été ?

Un bilan de prévention permet d’identifier les limitations de mobilité, les déficits de force et les déséquilibres qui favorisent les blessures. Une seule séance peut suffire à adapter votre reprise et limiter le risque de tendinite, d’entorse ou de douleur persistante.

Nos kinésithérapeutes réalisent ce bilan dans l’un de nos 18 cabinets en Île-de-France.

Une gêne est déjà là ? Nos cabinets proposent des créneaux rapides pour éviter qu’une douleur naissante ne devienne une blessure d’arrêt.

FAQ

Combien de temps attendre avant de reprendre le sport après une tendinite ?

Cela dépend du stade de la tendinopathie et de la réponse au traitement, mais une reprise trop précoce sur une douleur encore présente à l’effort est le facteur le plus fréquent de rechute. Un avis kinésithérapique permet de fixer un calendrier de reprise progressif et sécurisé.

Faut-il s’étirer avant de faire du sport en été ?

L’étirement statique prolongé avant l’effort n’a pas démontré d’effet protecteur contre les blessures et peut réduire transitoirement la force musculaire. Un échauffement dynamique est préférable.

Comment reprendre une activité physique après plusieurs mois d’arrêt sans se blesser ?

La règle la plus solide reste la progressivité : augmenter le volume ou l’intensité de 10 % maximum par semaine, et privilégier plusieurs séances courtes plutôt qu’une reprise intensive isolée.

Quels sont les signes qu’il faut consulter un kinésithérapeute plutôt qu’attendre ?

Une douleur qui persiste au-delà de 48 heures, qui apparaît dès le début de l’effort, ou qui s’intensifie séance après séance sont des signaux qui justifient une consultation.

 
Sources

  • Van Mechelen W., « Running injuries. A review of the epidemiological literature », Sports Medicine, 1992
  • Revue systématique sur l’épidémiologie des blessures liées à la course à pied (running-related musculoskeletal injuries), synthèses Kinesport / Physiopedia
  • Données de prévalence de la tendinopathie d’Achille chez les coureurs, synthèses

Catégories

Article rédigé par Jérôme Auger

kinésithérapeute et ostéopathe DO

Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.

  • Je suis diplômé en kinésithérapie du sport, titulaire du titre d’ostéopathe DO et diplômé en coaching sportif
  • Je suis un expert reconnu dans le traitement de l’arthrose et des traumatismes du sport.
  • Je suis également auteur de livres grand public sur l’arthrose et la santé, conférencier et intervenant dans les médias et créateur de contenus pédagogiques et inspirants..

Article rédigé par Jérôme Auger

kinésithérapeute et ostéopathe DO

Je suis masseur kinésithérapeute du sport et ostéopathe en Ile-de-France. Fondateur IK Kiné et Balneo, je suis spécialisé dans les pathologies liées au sport et dans l’arthrose.

  • Je suis diplômé en kinésithérapie du sport, titulaire du titre d’ostéopathe DO et diplômé en coaching sportif
  • Je suis un expert reconnu dans le traitement de l’arthrose et des traumatismes du sport.
  • Je suis également auteur de livres grand public sur l’arthrose et la santé, conférencier et intervenant dans les médias et créateur de contenus pédagogiques et inspirants..

Contactez-nous au 01.42.15.22.46, et nous vous guiderons vers le centre de votre choix :

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