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Luxation de la rotule

La luxation de la rotule est une pathologie douloureuse du genou, qui fait généralement suite à un traumatisme. Cette blessure se soigne très bien ; toutefois, en l’absence de prise en charge, les récidives sont fréquentes.

Luxation rotule cause et traitement | Institut de kinésithérapie - Paris

Généralités

Aussi appelée patella, la rotule est un os situé à l’avant du genou, qui subit d’importantes contraintes lors de l’extension et de la flexion de ce dernier. Elle est donc particulièrement exposée aux douleurs et autres blessures, surtout chez les sportifs, qui sollicitent beaucoup leurs genoux.

 

La luxation doit être bien distinguée de deux autres traumatismes fréquents, qui sont l’entorse et la fracture :

  • En cas d’entorse, les ligaments de l’articulation sont étirés voire déchirés 
  • En cas de fracture, c’est l’os qui est cassé
  • La luxation correspond quant à elle à un déplacement de l’os, qui quitte sa position normale au niveau d’une articulation

 

Dans le cas de la luxation de la rotule, cette dernière se retrouve déboîtée par rapport au fémur, l’os long de la cuisse.


Quelques chiffres et faits sur la luxation de la rotule

  • Dans les deux tiers des cas, la luxation de la rotule se produit dans le cadre d’une activité sportive
  • Les adolescents sont les plus concernés par ce type de blessure
  • Dans 50% des cas, le premier épisode de luxation mène à des récidives
  • Lorsque la luxation de la rotule devient chronique, on parle d’instabilité rotulienne ou patellaire

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Pourquoi ai-je une luxation de la rotule ?

Le plus souvent, c’est la pratique sportive qui entraîne un accident (torsion involontaire et excessive du genou) responsable d’une luxation de la rotule. Souvent, dans ce genre d’accident, la luxation s’accompagne d’autres blessures du genou, notamment au niveau des ligaments.

Si la cause directe est généralement traumatique, nous ne sommes pas tous égaux devant la luxation de la rotule. Celle-ci est largement favorisée par une instabilité rotulienne préexistante, plus fréquente chez les femmes et les adolescents.

Plusieurs anomalies anatomiques peuvent expliquer l’instabilité patellaire :

  • Une laxité excessive des ligaments
  • Une rotule trop haute, qui s’engage difficilement dans la trochlée (la trochlée est la surface articulaire du fémur qui s’articule avec la rotule)
  • Un déficit musculaire au niveau de la cuisse
  • Un mauvais positionnement du tendon rotulien, produisant un décalage entre son insertion sur le tibia et la trochlée

Quels sont les symptômes d’une luxation de la rotule ?

On peut difficilement passer à côté d’une luxation de la rotule. Celle-ci se manifeste par une douleur au genou souvent intense, avec une impression de “glissement” de la rotule et d’affaissement de l’articulation.

La plupart du temps, la dislocation se fait vers l’extérieur ; la rotule apparaît décalée de l’axe de la jambe. Sans surprise, ce déplacement rend la marche difficile ; les personnes ont également des difficultés à se tenir debout.

La luxation de la rotule se manifeste également par une sensation de craquement au moment de l’accident, ainsi qu’un gonflement de l’articulation. En général, le gonflement apparaît assez rapidement après le traumatisme.

Comment se déroulent les séances de kinésithérapie ?

Dès le premier épisode de luxation, une rééducation est nécessaire pour intervenir sur les causes du problème et prévenir les récidives, qui sont fréquentes.

Cette prise en charge repose essentiellement sur des exercices de kinésithérapie, visant le renforcement musculaire de la cuisse. En effet, plus les muscles des cuisses sont forts, plus la rotule est stable, et moins les luxations sont fréquentes ! Aussi, un travail d’équilibre et de proprioception est souvent nécessaire, pour améliorer la stabilité et limiter les risques de torsions lors de l’activité sportive.

Si une chirurgie est programmée, la rééducation du genou revêt une importance capitale, à la fois avant et après l’opération (rééducation pré et post-opératoire). Les séances doivent démarrer aussi tôt que possible après l’intervention, et ont généralement lieu 2 à 3 fois par semaine.

Pour aller plus loin…

Quels sont les traitements médicaux et chirurgicaux de la luxation de la rotule ?

La réduction de la luxation est la première étape indispensable de cette prise en charge. Ensuite, en plus des exercices de kinésithérapie, le traitement est soit orthopédique, soit chirurgical. Cela dépend notamment de la présence de lésions associées.

Réduction de la luxation

La première chose à faire en présence d’une luxation de la rotule est de remettre l’os en place. Cela peut se faire spontanément (on parle d’autoréduction), en allongeant très progressivement le genou pour que la rotule reprenne sa position normale. Toutefois, dans bien des cas, la réduction doit être effectuée par un médecin, le plus tôt possible ; il ne faut donc pas hésiter à se rendre aux Urgences.

Traitement orthopédique

Face à une première luxation, tout est fait pour éviter l’intervention chirurgicale. Le traitement de première intention est généralement orthopédique, et consiste à immobiliser le genou grâce à une attelle.

Dans un deuxième temps, le patient peut porter une genouillère, qui permet de maintenir la rotule en place lors de ses activités. La kinésithérapie intervient en parallèle, pour accélérer la récupération et prévenir les récidives.

En général, on estime qu’il faut environ 6 semaines pour récupérer d’une telle blessure. La reprise sportive se fait en moyenne à partir de 3 mois, avec l’aval du médecin et du kinésithérapeute. Dans un premier temps, il peut être recommandé de garder la genouillère pendant le sport.

Traitement chirurgical

La chirurgie peut être indiquée dans deux cas.

Le premier cas correspond aux récidives. En effet, les chances qu’une luxation débouche sur une instabilité patellaire chronique augmente à chaque récidive, ce qui rend nécessaire une stabilisation de la rotule. Celle-ci est obtenue par une reconstruction du ligament qui fait le lien entre la rotule et du fémur (ligament patello-fémoral médial). En effet, ce ligament est malmené par les épisodes répétés de luxation, qui le distendent et le déchirent.

Comme l’instabilité rotulienne est souvent liée à des facteurs favorisants d’ordre anatomique, ceux-ci peuvent aussi être corrigés chirurgicalement.

L’autre indication de la chirurgie est la présence d’autres lésions : le plus souvent, ce sont les ligaments et/ou le cartilage qui sont abîmés, mais il n’est pas rare que certains patients se présentent avec une fracture. Dans tous les cas, l’opération a pour objectif le maintien de la rotule dans son axe, au niveau de l’extrémité inférieure du fémur.

diagnostic et examens complémentaires

Le diagnostic d’une luxation de la rotule est assez évident ; en effet, le déplacement de l’os par rapport à son axe est visible à l’œil nu. La douleur et les difficultés à la marche sont d’autres indices.

Toutefois, il est quand même nécessaire d’effectuer plusieurs examens d’imagerie, pour identifier d’éventuelles lésions osseuses, cartilagineuses ou ligamentaires. En général, des radiographies et une IRM sont prescrites.

S’il s’agit d’un deuxième épisode de luxation, un bilan complet par scanner peut être indiqué, pour identifier les anomalies anatomiques prédisposantes.

 

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